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Angoisse de sexuation pubertaire des adolescents

Et le droit dans tout ça ?

Une chronique présentée chaque semaine par Juristes pour l’enfance sur Radio Espérance Présentée par Aude Mirkovic et Olivia Sarton, le lundi à 8h, 12h45 et 19h20 (durée 3 minutes)

Chronique du 20 mai 2024 « Angoisse de sexuation pubertaire des adolescents » par Olivia SARTON

Ecouter sur radio Espérance ICI

 

Vous l’avez peut-être entendu ou lu, des groupes parlementaires se sont enfin emparés de la nécessité de protéger les mineurs contre l’idéologie du genre qui les pousse à se tourner vers des parcours dits de transition médicale.

Au Sénat, une proposition de loi intitulée « visant à encadrer les pratiques médicales mises en œuvre dans la prise en charge des mineurs en questionnement de genre » sera examinée à compter du 28 mai 2024 : elle propose d’interdire la prescription pour ces mineurs des bloqueurs de puberté, des hormones du sexe opposé, ainsi que les opérations chirurgicales dites de réassignation sexuelle.

A l’Assemblée Nationale, une autre proposition de loi similaire a été déposée.

 

Ces propositions sont conformes aux recommandations faites par un groupe de praticiens qui ont publié une proposition clinique très intéressante dans la Revue « Psychiatrie française. »

Je cite cette proposition clinique qui qualifie « angoisse de sexuation pubertaire (ASP)», le trouble adolescent « caractérisé par le rejet massif et persistant des changements corporels contemporain de l’apparition des caractères sexuels secondaires. Ce rejet est accompagné d’un sentiment de détresse qui rend l’habituation aux changements du corps particulièrement problématique ». Cette proposition clinique énonce que « Ces jeunes « mal dans leur peau », s’interrogeant sur leur sexualité, cherchent sur les réseaux sociaux et/ou auprès de leur groupe de pairs à mettre des mots sur leur maux. Ils trouvent auprès d’influenceurs ou de sites transactivistes, dans certains discours médiatiques et universitaires (véhiculés aussi par les réseaux sociaux), une solution rapide et radicale qui abonde dans le sens du rejet de leur corps : « si tu te sens mal c’est que tu es trans ». Cet « auto-diagnostic » est fortement suggéré et renforce chez ces jeunes le rejet de leur corps et l’impossibilité de prendre le temps nécessaire pour s’adapter au changement. »

Face à ces prétendues solutions trompeuses, la proposition clinique rappelle que « L’angoisse de sexuation pubertaire nécessite une grande prudence dans les réponses à y apporter :

– Les prescriptions hormonales doivent être proscrites avant la majorité

– Une évaluation complète (individuelle, familiale et sociale) ne peut pas être assimilée à une thérapie de conversion

– La prise en charge thérapeutique (psychologique et psychopharmacologique le cas échéant) fondée sur des données probantes doit être adaptée à chaque situation d’ASP et aux affections concomitantes si elles existent

– Enfin, toutes les formes de prise en charge psychothérapeutiques sont valides en première intention. »

 

Chers amis, il y a parmi vous des médecins, des infirmiers, des psys : vous pouvez retrouver cette proposition clinique sur le site internet www.revue-psy.fr ; si vous reconnaissez la validité de cette proposition clinique, vous pouvez exprimer votre accord en prenant contact pour signature par courriel à l’adresse mail suivante : ASPpropositionclinique@gmail.com » ; et faites circuler cette proposition autour de vous.

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