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PPL « thérapies de conversion » (chronique radio, Aude Mirkovic)

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Une chronique présentée chaque semaine par Juristes pour l’enfance sur Radio Espérance
Présentée par Aude Mirkovic et Olivia Sarton, le vendredi à 7h50, 12h40 et 19h10 ainsi que le samedi à 8h20 (durée 3 minutes)

Chronique du 9 octobre 2021 : PPL « thérapies de conversion »

A écouter sur Radio espérance  ICI

Chers amis auditeurs bonjour, et bienvenue dans votre chronique Et le droit dans tout ça, présentée aujourd’hui par Aude Mirkovic.

Mardi 5 octobre, l’Assemblée nationale a voté une proposition de loi interdisant les pratiques visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne.  

Ce texte est annoncé pour sanctionner les « thérapies de conversion » qui, selon la rapporteure, recouvrent des pratiques variées incluant « exorcismes, retraites, stages de guérison, séances d’humiliation, hypnose, traitements par électrochocs, prescription d’anxiolytiques, d’antidépresseurs, injection d’hormones, ou encore mariages forcés, séquestration, privation de nourriture, coups et violences viols, et même excision ».

On en a le vertige, n’est-ce pas ?

Le problème est que le texte incrimine en réalité des actes qui n’ont pas grand-chose à voir avec ces effets d’annonce : en particulier, il sanctionne les « propos répétés visant à modifier l’identité de genre ».

Que quoi s’agit-il ?

L’identité de genre renvoie au ressenti profond de la personne, qui peut se sentir homme, femme, aucun des deux, tantôt l’un, tantôt l’autre. Un tel ressenti est subjectif, il peut être mouvant, changeant.

Pendant l’enfance et l’adolescence, les questionnements liés à l’identité et au genre font partie des multiples questionnements qui sont le propre de ces âges.

Or, le texte adopté par l’Assemblée compromet l’accompagnement de ces jeunes qui vivent une souffrance liée à leur genre, qui se sentent mal dans leur corps de fille ou de garçon au point qu’ils pensent, disent-ils, être nés dans le mauvais corps. 

Qui pourra en effet accompagner ces jeunes si les paroles prononcées, si les conseils donnés peuvent ensuite être considérés comme visant à modifier ou réprimer leur identité de genre ?

Par exemple, les parents d’une fille de 15 ans pourront-ils refuser la demande de celle-ci de se faire retirer les seins ? La question n’a rien d’exagéré car à l’hôpital Robert Debré à Paris, la mastectomie est  largement pratiquée avant l’âge de 18 ans. Et la plus jeune patiente l’a eue à 14 ans.

La question a été posée à la rapporteure du texte, plusieurs fois, et n’a reçu aucune réponse.

La proposition de loi oblige finalement les adultes, à commencer par les parents, à démissionner de leurs responsabilités à l’égard des jeunes.

La prétendue autodétermintation de l’enfant est en effet un artifice.

Un enfant ne peut acheter une cannette de bière en supermarché, alors comment aurait-il le discernement pour prendre en connaissance de cause une décision de transition de genre qui fera de lui un « patient à vie », dépendant aux hormones jusqu’à la fin de ses jours sans compter les chirurgies à répétition qu’il subira probablement ?

Les témoignages commencent à arriver de jeunes adultes qui regrettent ces transitions affirmatives qu’ils ont réclamées pendant leur adolescence, et dont ils garderont les séquelles toute leur vie.

Ce texte a été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale. Vous pouvez donc écrire à votre sénateur pour l’alerter sur la danger auquel il expose les jeunes en questionnement de genre. Pour vous aider à rédiger votre courrier, retrouvez cette chronique sur juristespourlenfance.com

 

 

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