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Fin de bloqueurs de puberté en Angleterre : une décision historique du NHS (National Health Service) (radio)

Et le droit dans tout ça ?

Une chronique présentée chaque semaine par Juristes pour l’enfance sur Radio Espérance Présentée par Aude Mirkovic et Olivia Sarton, le lundi à 8h, 12h45 et 19h20 (durée 3 minutes)

Chronique du 18 mars 2024 : Fin des blogueurs de puberté en Angleterre, une décision historique du NHS

Ecouter sur radio Espérance ICI


 

Chers amis auditeurs bonjour,

Vous connaissez l’engagement de Juristes pour l’enfance pour préserver les enfants et adolescents en difficulté avec leur identité de garçon ou de fille, des garçons qui se veulent filles et des filles qui se pensent garçons, de s’engager dans ce qu’on appelle une transition de genre, c’est-à-dire en pratique un changement de sexe ou, plutôt, une tentative car le changement de sexe n’est pas possible dès lors que nos chromosomes sont marqués à vie XX ou XY.

Ces enfants présentent dans une proportion importante des psychopathologies associées qu’il convient de traiter au lieu de leur administrer des bloqueurs du puberté qui interrompent les changements physiques liés à la puberté et, ensuite, d’hormones du sexe opposé, c’est-à-dire de la testostérone injectée aux filles pour développer leur pilosité, notamment la barbe et faire muer leur voix, et des œstrogènes administrées aux garçons pour favoriser chez eux la croissance du tissu mammaire.

Notre travail pour promouvoir une prise en charge psychothérapeutique de ces jeunes, est encore assez isolée en France. Il s’appuie pourtant sur une prise de conscience à l’œuvre dans les pays dits précurseurs, qui pratiquent ces « changement de sexe » chez les enfants depuis longtemps et reviennent sur ces pratiques.

C’est notamment le cas en Grande Bretagne : fin 2022, le NHS, National Health Service, à savoir la haute autorité de santé britannique, avait annoncé un projet de nouvelles recommandations mettant fin aux transitions médicales chez les mineurs.

J’ai la grande joie de vous annoncer que le NHS vient de confirmer ce projet dans une décision historique : les bloqueurs de puberté ne seront désormais plus administrés en Angleterre aux enfants qui s’identifient dans l’autre sexe, sauf dans le cadre très résiduel d’essais de recherche clinique.

En effet, ces hormones sont de plus en plus controversées et, récemment, une étude a même signalé le blocage de la puberté entrainait des baisses de QI chez certains enfants.

Certes, ces hormones pourront continuer être prescrites à titre privé par certains praticiens en dehors de la prise en charge, notamment financière, du NHS.

Mais dès lors que la recommandation officielle est désormais l’arrêt des transitions médicales sur les mineurs, c’est un pas énorme qui est fait !

Il ne nous reste plus qu’à susciter la même prise de conscience en France, en faisant connaitre par exemple cette décision de l’Angleterre qui n’est en rien isolée, car le même cheminement s’opère en Norvège, en Suède, en Finlande et ailleurs.

Pour contribuer vous aussi, vous pouvez retrouver cette chronique sur notre site www.juristespourlenfance.com et la partager, à la semaine prochaine !

Pour en savoir plus, voir « Transition de genre: l’Angleterre met fin aux prescriptions des bloqueurs de puberté pour les mineurs », par Arnaud De La Grange, Le Figaro, 

Retrouvez toutes les chroniques « Et le droit dans tout ça? » ICI

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